Présent lors de la conférence de presse de l’ACO en marge des 24 Heures du Mans, Richard Mille, président de la Commission Endurance de la FIA, aux côtés de Pierre Fillon, président de l’ACO, a souligné la solidité de la stratégie mise en place pour l’endurance mondiale. Il estime que la discipline connaît un nouvel âge d’or et confirme que plusieurs constructeurs étudient actuellement une arrivée en Hypercar.
Les annonces faites aujourd’hui marquent une étape importante pour l’endurance. Qu’est-ce qu’elles représentent pour vous à court et à long terme ?
“Elles étaient nécessaires. Nous sommes quand même dans une époque un peu compliquée. Il était donc important de montrer à tous les intervenants, et notamment aux marques automobiles, que nous disposions d’une stratégie très stable, compétitive en termes de budget et intégrant tous les éléments recherchés aujourd’hui, aussi bien sur le plan de l’écologie que sur de nombreux autres paramètres qui concernent l’ensemble de la société. Nous voulions démontrer que, sur la durée, le règlement est remarquablement stable et remarquablement incitatif.
Aujourd’hui, nous avons beaucoup de marques et un plateau fabuleux. Mais nous constatons également que d’autres constructeurs montrent le bout de leur nez, y compris des marques chinoises. Nous sommes devenus une catégorie très attractive. L’endurance retrouve ses lettres de noblesse. Je ne dis pas que nous y sommes totalement, mais nous sommes clairement de retour à un âge d’or que tout le monde attendait. Le succès populaire ne se dément pas. Nous avons aujourd’hui tous les ingrédients qui permettent d’affirmer que le succès est à notre porte.”
Si l’on lit entre les lignes, cela signifie-t-il que d’autres constructeurs pourraient rejoindre la catégorie Hypercar ?
“Bien évidemment. De nombreuses marques étudient actuellement cette possibilité. Certaines qui ont quitté l’endurance réfléchissent même à un retour (allusion à Porsche, ndlr). Tout le monde constate que le succès est total et que les retombées, ainsi que les retours sur investissement, sont remarquables. C’est donc extrêmement incitatif.”

