24 Heures du Mans : Toyota pour l’histoire, Cadillac à trois, BMW pour confirmer, baptême du feu pour Genesis

À l’approche des 24 Heures du Mans, Endurance Live dresse un état des lieux des forces en présence pour cette course de légende. Aujourd’hui, deuxième partie avec Cadillac, Toyota, BMW et Genesis (sans idée de classement de notre part).

Et si la course souriait enfin à Cadillac ?

Au Mans, Cadillac semble très bien taillé pour les qualifications. Lors de la dernière édition, Alex Lynn a été le plus rapide lors des qualifications. Une magnifique performance après une édition 2024 où les voitures américaines avaient loupé de peu le tour parfait : Kevin Estre dans la Porsche n°6 s’était invité à la fête. Si le rythme en qualifications est bien présent, il a été en revanche plus compliqué en course. Les bolides propulsés par le V8 qui fait vibrer les foules ont plus souvent réalisé une course anonyme qu’intéressante.

Ce début de saison est aussi compliqué pour les Américaines. Que ce soit pour la n°12 ou la n°38, elles sont pratiquement invisibles. Le seul principal fait d’armes reste le dépassement de la n°12 sur la Peugeot n°94 à Spa-Francorcamps pour prendre les commandes de l’épreuve quelques secondes après le départ. Pourtant, Cadillac est venue avec de nouvelles améliorations aéro, notamment un aileron dont le profil laisse penser qu’il allait favoriser la vitesse de pointe. Mais pour l’heure, ce n’est pas flagrant. Au Mans, l’équipe devra faire sans Alex Lynn, toujours convalescent : il sera remplacé, comme à Spa, par Louis Delétraz dans la n°12. Devant son public, Sébastien Bourdais, n°38, aura très certainement à coeur de briller et de pousser un peu plus la voiture dans ses retranchements, comme on a pu le voir par le passé.

À noter que Cadillac est la seule marque cette saison à bénéficier d’une invitation. Le Wayne Taylor Racing aligne aussi une V-Series.r, la n°101, qui sera confiée à Ricky et Jordan Taylor ainsi qu’à Felipe Albuquerque.

© MPS Agency

Une première « vraie » victoire pour Toyota au Mans ?

C’est l’équipe qui a « sauvé » les 24 Heures du Mans pendant plusieurs années. Alors que les gros constructeurs avaient déserté le WEC, Toyota est resté. Et, forcément s’est adjugé toutes les victoires dans la Sarthe. Mais depuis 2023 et le retour de Ferrari, c’est la disette. Avec une nouvelle voiture, la marque japonaise aura à cœur de prouver qu’elle est vraiment de retour et qu’elle peut concurrencer Ferrari, qui est sur trois succès de rang ici. La firme nippone a déjà réussi à faire tomber la Scuderia sur ses terres en début de saison à Imola. En revanche, cela a été plus compliqué à Spa.

Mais tout le monde le sait, Le Mans est une course à part et tout peut se passer. Même si Toyota passe à côté de ses qualifications, les deux TR 010 peuvent remonter pendant le double tour d’horloge. Cette année, l’hypercar semble vraiment en mesure de venir embêter Ferrari qui fait figure de favori. En cas de succès, que ce soit la n°7 ou la n°8, Toyota obtiendrait enfin sa première victoire de référence dans la Sarthe avec une concurrence rude et dense.

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BMW boostée par son résultat à Spa ?

La libération est venue aux 6 Heures de Spa pour BMW. Depuis son arrivée en WEC, la marque bavaroise est passée à plusieurs reprises à quelques secondes de la victoire mais n’y avait jamais goûté. Cette fois, c’est bon grâce à l’excellente stratégie mise en place par WRT. Plus fort encore, l’équipe de Vincent Vosse a même réalisé un doublé historique sur ses terres. Que demander de mieux ? Avec ce résultat, les deux équipages semblent plus motivés que jamais à performer au Mans.

Mais cette épreuve n’a jamais vraiment réussi aux hypercars allemandes. En 2024, la n°15 a abandonné et la n°20 a été déclassée car elle n’a pas parcouru la distance minimale. L’année suivante, la n°20 est arrivée 17e tandis que la voiture soeur était reléguée au 31e rang. La fiabilité a souvent fait défaut à BMW lors de cette épreuve. Cette année, la marque se présente avec des améliorations sur l’hypercar et avec, ses soucis de fiabilités semblent réglés. Avec un très bon début de saison, les troupes de Vincent Vosse seront prêtes à jouer aux avant-postes.

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Est-ce que la fiabilité sera au rendez-vous pour Genesis ?

Cette année, Genesis va connaître son baptême du feu aux 24 Heures du Mans. La marque coréenne arrive dans la Sarthe avec une voiture bien née, performante et qui sort de Spa avec quatre très beaux points récoltés par la n°17. En deux courses, l’équipe gérée par Cyril Abiteboul a séduit le public et la presse grâce à ses très belles performances. Celles-ci ont été réalisées sur des épreuves de six heures. Cette fois, cela va être quatre fois plus long. La grande question que plusieurs observateurs se posent : est-ce que la fiabilité va être au rendez-vous ? 

Cette question est légitime car sur les deux premières épreuves, la GMR-001 n°19 a montré deux signes de faiblesse qui ont fait perdre un temps précieux à l’équipage. Mais à chaque fois, elle a pu reprendre la piste, signe que le problème n’était pas extrêmement grave. Au-delà de l’aspect mécanique, Genesis pourra s’appuyer sur des pilotes d’expériences : Andre Lotterer, Dani Juncadella, Paul-Loup Chatin, Mathieu Jaminet et Pipo Derani. Mathys Jaubert, lui, ne sera aligné que pour la deuxième fois au Mans, mais vu son coup de volant et son aisance sur la piste, on n’est pas bien inquiets pour lui.

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