Griffin Peebles est un des pilotes de l’Oreca n°22 de l’équipe United Autosports, actuellement à égalité de points en tête du championnat LMP2 de l’ELMS. Quelques heures avant les 4 Heures de Spa Francorchamps, il a partagé avec nous ses perspectives sur son début de saison 2026, ainsi que ses projets pour la saison 2027.
Griffin, êtes-vous satisfait des résultats obtenus en ELMS cette saison ?
« Nous avons eu un assez bon début de saison. Nous avons décroché trois podiums dont une victoire (au Castellet). On a eu un peu de réussite à Barcelone. Au Paul Ricard, par contre, nous avons fait une course parfaite. A Imola ce fut une tout autre situation : nous avons « survécu » en quelque sorte et lutté pour conserver notre position. En évitant divers écueils, nous avons ainsi réussi à nous maintenir en tête du championnat… C’est très serré, mais nous travaillons bien et continuons à progresser. Bien entendu, les autres équipes en font autant. De toutes les façons, ce sera difficile car les courses en ELMS sont généralement assez folles avec beaucoup de neutralisations comme on a pu le voir à Spa. Nous allons évidemment faire de notre mieux et voir où nous terminerons. »
Comment pensez-vous pouvoir faire la différence face aux équipes Forestier Racing by Panis et Inter Europol Compétition ?
« Grégoire (Saucy) s’est toujours bien débrouillé en qualifications. Jusqu’à présent, cela nous a octroyé une bonne position aux départs et nous a permis de rester aux avant-postes lors des premiers relais. Il faut ensuite espérer pouvoir bâtir puis maintenir un écart avec la concurrence. Évidemment, compte tenu des interventions fréquentes et quasi systématiques des voitures de sécurité, tout cela est un peu compliqué. À Imola, par exemple, nous avions une bonne stratégie jusqu’à l’intervention de la deuxième voiture de sécurité. Nous avons un peu cafouillé par la suite, et perdu du rythme.
Nous essayons donc simplement de trouver ce petit quelque chose en plus pendant la course, pour pouvoir nous battre et avoir davantage de chances de nous défendre. Mais oui, peut-être que la pluie ou quelque chose de ce genre pourrait nous aider. »
Comment ça se passe avec vos deux autres équipiers ? Comment travaillez-vous ensemble ?
« Nous avons tous les trois un rythme assez similaire et produisons un feedback d’ensemble cohérent sur le comportement et les réglages de la voiture. Évidemment, mes deux coéquipiers (Grégoire Saucy et Ben Hanley) ont beaucoup plus d’expérience que moi. Ils m’apportent des informations très précieuses en amont des courses. Nous travaillons bien ensemble et nous nous aidons mutuellement. C’est un plus pour notre équipe technique lorsqu’il faut apporter des modifications de réglages pour la voiture. Nous n’avons pas besoin de faire de compromis, en privilégiant un élément de réglage pour un pilote ou pour un autre, par exemple. »
Vous aimez rouler dans conditions de pistes détrempées ?
« En réalité, je n’ai pas beaucoup roulé avec la LMP2 sous la pluie. J’ai fait quelques tours à Portimão et en Asie, mais je n’ai pas encore disputé de course sur le mouillé. C’est vrai que cela bouleverse un peu les choses et, je pense, que ce serait plutôt favorable à notre situation. »
Une fois la saison d’ELMS terminée, quel va être votre programme ? Allez-vous participer à l’Asian Le Mans Series ?
« Nous sommes encore en train de décider si nous participerons à cette « European Le Mans Series » hivernale. Rien n’est encore fait. En tous cas, je souhaiterais courir aux 24 Heures du Mans l’année prochaine, mais aussi revenir en ELMS, en LMP2 avec United Autosports et construire une relation encore meilleure avec eux. »
Un programme en IMSA fait-il aussi partie de vos options pour la saison prochaine ?
« Faire des courses plus longues et acquérir davantage d’expérience là-bas pourrait être une possibilité. Je n’ai jamais couru en IMSA. Ce serait une chance de découvrir des équipes différentes et des plateaux plus importants, avec d’autres constructeurs. Ils ont des besoins de pilotes Silver dans ces voitures donc tant que je serai classé Silver, j’essaierai d’en profiter ! »

