À seulement 17 ans, Alexander Jacoby mène un double programme en LMP3 chez CLX Motorsport en ELMS et en Michelin Le Mans Cup. Vainqueur de la saison 2026 d’Asian Le Mans Series, le pilote brésilien qui monte nous partage ses ambitions futures.
Vous êtes un pilote de F4 brésilienne et espagnole, pourquoi avoir décidé d’aller en ELMS et de ne pas continuer en monoplace ?
« J’ai testé la LMP3 et j’ai bien apprécié. L’année dernière, je suis allé voir une course d’ELMS et j’ai vraiment aimé la manière dont les pilotes travaillent collectivement avec l’équipe. Je pense que c’est une meilleure atmosphère que la monoplace parce qu’ici les pilotes travaillent ensemble et s’entendent très bien? Je me suis dit : « C’est ce que je veux faire, je veux être dans cette catégorie automobile. »
Vous êtes maintenant en LMP3, est ce que vous avez dû changer quelque chose à votre style de conduite ?
« Oui parce que c’est très différent, la voiture est beaucoup plus lourde mais je ne dirais pas pour autant que j’avais besoin de changer beaucoup de choses. La puissance et le poids étaient compliqués à gérer mais après l’avoir pilotée plusieurs fois je me sentais déjà à l’aise. »
Si vous aviez le choix entre la monoplace comme la F2 ou le LMP2, que choisiriez-vous ?
« La LMP2 parce qu’en F2, tu as très peu de pilotage, tu es dans un week-end de F1 donc il y a une séance libre, la qualification et deux courses donc tu conduis quatre fois dans tout le week-end, alors qu’en LMP2 c’est beaucoup plus ouvert. Tu peux faire plus de tests, aller en ALMS, en ELMS, en IMSA. Ta seule limite c’est combien de temps tu conduis. »
Vous avez fait une saison en Asian avant de décider d’aller en ELMS. Pourquoi ?
« L’Asian est un championnat de préparation pour l’ELMS. Habituellement les pilotes d’ALMS font ce championnat pour préparer la saison européenne. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi ce programme parce que je fais aussi la Michelin Le Mans Cup et je voulais ajouter du kilométrage pour avoir un maximum de temps d’apprentissage et de roulage. »
Est-ce que vous allez faire une autre saison en ALMS ?
« Je ne suis pas encore sûr, disons que j’aime ça mais je ne sais pas, je verrais bien. »
Comment se passe votre saison d’ELMS ?
« On a eu un début de saison compliqué avec un accident à Barcelone et on a terminé avec cinq ou six tours de retard. On a été très malchanceux au Castellet avec plusieurs safety cars, ça a été très compliqué. Mais on a été plus chanceux après la pause estivale à Imola car on a eu la pôle position et on a gagné. Ça a été difficile au départ mais ça commence à aller mieux. »
Vous partagez le baquet avec deux autres pilotes, comment ça se passe ?
« On travaille très bien en groupe, on se soutient mutuellement que ce soit en ELMS comme en Michelin Le Mans Cup. »
Est-ce que vous avez prévu de rester en ELMS ou d’essayer autre chose ?
« J’aimerais rester en ELMS, je pense que c’est un bon championnat surtout pour le développement des pilotes car c’est du haut niveau. Je pense aussi que les circuits sont vraiment très bien et que le championnat est très bien organisé. »
Comment vous sentez-vous chez CLX, en particulier avec Nicolas Lapierre ? Qu’est-ce qu’il vous apporte ?
« Je pense qu’avoir son soutien dans l’équipe est très important. Honnêtement c’est le team principal le plus appliqué que j’ai rencontré. Il est toujours présent, demande toujours comment est la voiture et nous aide à tout gérer. Il nous donne beaucoup de bons conseils et a beaucoup d’expérience. Je suis très honoré de pouvoir travailler avec lui. «
Est-ce que vous vous voyez tester une LMP2 dans le futur, disons dans un ou deux ans ?
« J’espère pouvoir en tester une à la fin de l’année ou en milieu de saison l’année prochaine. J’aimerais bien tester avant de commencer la saison d’ELMS parce que c’est quand même une étape, mais oui j’espère. »
Constance Fidel

