La 20e édition des Classic Days a eu lieu sur le circuit de Nevers – Magny-Cours samedi 25 et dimanche 26 avril. Avec un plateau de fou, l’événement confirme qu’il devient de plus en plus un rendez-vous incontournable.
Un nouveau week-end où les amateurs de belles mécaniques avaient le choix. D’un côté le Grand Prix historique de Monaco. De l’autre, les Classic Days sur le circuit de Nevers – Magny-Cours. Et pour les passionnés de moto, le Grand Prix de Jerez en Espagne. De quoi être comblés. Et pour ceux qui ont passé le week-end dans la Nièvre, ils n’ont pas eu à le regretter. Déjà car la météo était au rendez-vous, ce qui n’est pas toujours le cas à cette époque dans ce coin de la France. Puis grâce au nombreuses voitures classiques présentes de part et d’autre du site. Il y en avait pour tous les goûts : avant-guerre, monoplaces Citroën, Ford Mustang, Lancia Stratos, prototypes du Mans… Et puis quelques pépites comme la Moynet LM75 pilotée en 1975 par Michèle Mouton, Christine Dacremont et Marianne Hoepfner. « C’est l’originale, il n’y en a pas eu d’autres« , nous confie son pilote actuel.
L’événement a pris une autre dimension le samedi en fin de matinée lors de l’arrivée de l’invité d’honneur : Derek Bell. Le Britannique, quintuple vainqueur des 24 Heures du Mans, s’est volontiers prêté au jeu des autographes. L’ex-pilote Porsche ou encore McLaren était attendu comme le messie. En témoignent les longues files d’attente pour obtenir une petite signature sur une affiche, une plaque de rallye ou encore sur une miniature de l’une de ses voitures. Assis à ses côtés, l’incontournable Jean Ragnotti toujours habillé aux couleurs de Renault/Alpine. « Il y a eu peu de pilotes professionnels qui ont eu la chance de conduire autant de voitures sympas que moi. Mais aussi, je suis l’un des rares à avoir eu une carrière très, très Renault. Je suis peut-être le plus ancien à avoir eu une carrière aussi longue avec le même constructeur« , nous a-t-il partagé. Enfin, troisième pilote, présent : Jacques Laffite. L’homme aux six victoires en Formule 1 a toujours les faveurs du public et n’a pas perdu son sens de l’humour.
Du spectacle en piste. Bien que la compétition ne soit pas dans l’ADN de l’événement, les participants s’en sont donné à coeur joie sur cette piste qui a accueilli certains des plus beaux événements du sport automobile. L’occasion de voir rouler quelques pépites. Derek Bell a pris la piste avec l’Alpine A442B qui a gagné Le Mans en 1978. À 84 ans, le Britannique a fait vibrer les milliers de spectateurs présents dans les tribunes. Une seconde Alpine A442 a aussi arpenté le tarmac nivernais, malgré un petit souci lors d’un roulage le matin. Une A443 devait être là et rouler, mais à cause d’un problème de boîte de vitesses, elle n’a pas fait le déplacement. Les mythiques Ford GT 40 ont une nouvelle fois prouvé qu’elles avaient la cote grâce à leur bruyant et surpuissant V8. Pourtant discrète dans l’un des stands, la réplique de la Porsche 917K a certainement été l’une des plus photographiées.
Avec plus de 1 000 voitures présentes, difficile d’être exhaustif. Mais le temps d’un week-end, les spectateurs ont pu admirer différentes époques de l’automobile : des années 1920 jusqu’à notre ère moderne. Car même si cet événement est réservé au classique, plusieurs modèles récents sont tout de même admis. L’événement rime aussi avec proximité : côtoyer les pilotes invités reste très facile ; la balade dans les stands et le paddock est fortement conseillée et recommandée… Et puis avec du roulage toute la journée, difficile de s’ennuyer. Chaque année, les organisateurs mettent aussi en avant quelques voitures qui ont marqué l’histoire avec les pilotes présents. Cette année, quelques modèles d’exception étaient exposés : la Porsche 956, la McLaren F1 GTR, la Mirage GR8, les trois ayant été conduites par Derek Bell. Un peu plus loin, une seconde exposition liée à Ligier était proposée avec une Formule 1 d’époque ou encore la JS2 qui a terminé 2e aux 24 Heures du Mans 1975.

